Ose devenir qui tu es. Ne te tiens pas quitte à bon compte. Il y a d'admirables possibilités en chaque être. Persuade-toi de ta force et de ta jeunesse. Sache te redire sans cesse : " Il ne tient qu'à moi " .

Ose devenir qui tu es. Ne te tiens pas quitte à bon compte. Il y a d'admirables possibilités en chaque être. Persuade-toi de ta force et de ta jeunesse. Sache te redire sans cesse : " Il ne tient qu'à moi " .
Je vois...un piano.

Une femme qui joue dessus, les yeux fermés.

Je vois...un regard. Un regard éteint, vide de toute émotion. Un reflet de regard.

La mélodie s'insinue en moi jusqu'à devenir partie intégrante de mon corps et de mon esprit. Cette douce amertume me caresse la joue. Le regard s'allume alors, comme réveillé par cette triste mélopée, qui sonne si juste à mes oreilles, si vraie, et qui est pourtant si indescriptible...là, les émotions se font légions.

Mes yeux se souviennent encore de cette douce mélancolie, de cette femme imaginaire qui pour moi, rien que pour moi, joue et rejoue sans cesse la mélodie de ma vie, la mélodie qui me fait prendre conscience de mes émotions, de mes faiblesses et de la futilité de mes principes.

Je vois...la peur.

Ne me laissez-pas dans ce placard ! J'étouffe ! Il fait noir là-dedans ! J'ai peur dans le noir ! Papa ! Maman ! Voyez ma folie ! Voyez ma douleur ! J'espère qu'elle vous fait peur. Elle me fait peur, à moi...pourquoi pas à vous ? Eh ! Laissez-moi sortir !
Je serai sage, je le promets, je ne recommencerai plus !

Je tremble. Pourtant il ne fait pas froid. Je tremble...? C'est insupportable ! D'où est-ce que cela peut bien venir ? J'ai mal ! J'ai mal au ventre ! C'est oppressant...Et cette musique qui cogne dans ma tête ! J'ai l'impression qu'elle va exploser...Et ces larmes ? Et ce reflet ? Papa ! Maman ! C'est bon je serai sage ! Je vous en prie ! « Arrête de pleurer ! Les gens bien ne pleurent pas ! »

C'EST FAUX ! Les larmes soignent...Mais les miennes me brûlent les joues ! D'où viennent-elles ?

La femme au piano est en face de moi, et bien qu'elle ai cessé de jouer, son air retentit encore dans ma tête. Elle ouvre les yeux. Ce regard m'est familier...
Elle me prend dans ses bras, me persuadant que je n'ai pas rêvé, qu'elle est là, que tout ira mieux demain...mais j'ai peur du noir. « Ce n'est rien » murmure-t-elle à mon oreille. « Cela arrive à tout le monde d'avoir peur. ». Ces paroles semblent si sincères...et pourtant si fausses.
Je la regarde. Son visage est le même, mais ce qu'il dégage est effrayant...je veux retourner dans le placard ! Papa ! Maman ! Punissez-moi !

# Posté le lundi 03 novembre 2008 04:36

Modifié le lundi 02 novembre 2009 02:15

Vivre en pleine conscience, ralentir son pas et goûter chaque seconde et chaque respiration, cela suffit.

Vivre en pleine conscience, ralentir son pas et goûter chaque seconde et chaque respiration, cela suffit.

J'ai vu des anges tomber à des hauteurs aveuglantes. Je les ai vu tomber, se blesser et s'éparpiller partout sur le sol. Dis, tu es tombé du ciel toi aussi ? Arme-toi parce que personne ne te sauvera aussi bas, la chance te trahira.
Tu te battras contre les intempéries de la vie ce qui t'a forgé en caractère de pierre.
T'étais et tu resteras mon double. Schizophrénie de mon âme et ambiguïté de notre relation fusionnelle.
T'as jamais eu l'impression d'être rejeté ici ? Je veux dire sur cette terre ? Tu m'as inculqué cette notion, celle de faire tâche c'est-à-dire d'être nous. Une personnalité qui dérange ? C'est juste quelqu'un qui est lui-même et qui ne cherche pas à être l'ombre de quelqu'un d'autre.
Et j'avais les mains pleines de sang, mon coeur battait à tout rompre, mes jambes tremblaient, un bourdonnement avait pris possession de ma tête le temps que ta main frôle cette addiction que je haïssais tant mais, que toi tu aimais au plus au point.
Et aujourd'hui, quand j'y repense, comment as-tu pu ? Comment as-tu oser venir troubler ma torpeur infantile pour m'extraire in délicatement de l'ombre que j'étais ? Comment, dis moi, comment t'as oser me faire voir la vérité brut de l'homme ?
Aujourd'hui ce ne sont que des maux et le reflet de ton âme brille encore dans mes yeux me soutirant chaque pensées autrui à moi-même.

Junie S.

# Posté le mardi 21 octobre 2008 14:36

Modifié le mercredi 23 septembre 2009 02:24

« La beauté de l'apparence est seulement un charme de l'instant, l'apparence du corps n'est pas toujours le reflet de l'âme »

« La beauté de l'apparence est seulement un charme de l'instant, l'apparence du corps n'est pas toujours le reflet de l'âme »
Il m'avait dit de ne pas trop m'accrocher à mes rêves. Des rêves d'enfants. Mais vous savez, à mon âge, on y croit dur comme fer. Comme un enfant peut croire au père noël. C'est dur de se prendre la vérité en pleine face. Ça laisse des marques, de vilaines cicatrices qu'on ne veut montrer à personne. Moi, j'en avais pleins la tête. Je les vois dans tes yeux qu'il me disait souvent. Arrête de rêver, ça ne sert à rien. Tu seras vite déçue. Mais je ne voulais rien entendre. Pour une fois que je m'accrochais à autre chose qu'à sa. Il n'a pas supporté je pense. Je me force à croire que c'était la jalousie. Alors il m'a crevé les yeux parce qu'il en avait marre des les voir briller. C'est pour cela que je les garde fermer. Je ne veux pas montrer mes cicatrices. Ce qu'il ne sait pas, c'est que les yeux fermés, c'est encore mieux. Je peux rêver autant que je veux. Je m'invente une nouvelle vie. Un nouveau monde où tout est parfait. Mais il avait l'art de toujours tout casser. Ne rêve pas de bonheur. C'est inutile car il est éphémère. Tu vois, c'est un peu comme toi et la vie : ça ne durera jamais longtemps.

J'suis partie bien avant que tu reviennes. T'as foutu le camp si vite, dans un premier temps j'ai pas compris. J'ai accusé le coup, une bière à la main, une vodka frappée dans l'autre. J'me repassais cette chanson, en boucle, j'suis pourtant pas d'ces filles en temps normal. J'suis pas du genre à devenir niaise par amour, encore moins à pleurer. Et puis t'as poussé cette porte, longtemps qu'j'avais déguerpi. Le jour ou j'ai compris, j'ai réuni l' essentiel - l'amertume et l'désespoir pour tout bagage - et j'suis partie, simplement. Tu n'reviendrais pas pour moi et puis voilà. Cette même pièce où je t'es aimés, tu sais, j'l'ai vidée, j'ai vendu mon coeur. & on m'a dit que t'avais finit par revenir. T'avais changé, parait-il. Et j'suis tombée une nouvelle fois, sous ton regard.

Et certains mots resteront intacts. J'ai eu la force d'y croire, j'en regrette pourtant presque l'instant ultime, ou je ne t'ai rien avoué. Ces mois passés sans te parler, c'est à se jeter par la fenêtre tellement je t'aime. Alors, oublie tout. Le présent, le passé, oublie le futur. Entre tes bras il n'y aurait rien eu au monde qui aurait pu me blesser. C'est pourtant tes doigts qui m'ont fait souffrir, c'est pourtant ton c½ur qui m'a trahi. C'est ton amour qui m'a détruit, ton amour pour Elle. Tu vois, j'vis pas dans l'déni.

Junie S.

# Posté le lundi 29 septembre 2008 05:52

Modifié le mercredi 23 septembre 2009 02:25

N'ouvre la bouche que si tu es sûr que ce que tu vas dire est plus beau que le silence.

N'ouvre la bouche que si tu es sûr que ce que tu vas dire est plus beau que le silence.



Ami prend ma lanterne car j'ai perdu ma flamme. Mon amour est parti ,
il a jeté mon âme à bouffer au néant me laissant le coeur vide , il a fait
des fertiles des averses arides. Et l'horreur du monde n'est rien en
comparaison à ce que l'amour fait , à ceux qui dans l'union pensent
oublier qu'on est triste ici bas , et qu'ici solitude est le dernier repas. Il
avait les yeux noirs desquels on voit du bleu , qu'on prend pour l'océan
dans lesquels on voit Dieu. Qui font touchés du bout des doigts les horizons ,
et toujours à la fin on est seul au milieu des vagues de sanglots. Du sel
dans la gorge , du sel sur la plaie de ce coeur tatoué à son nom que je
crie au fond des verres de vin , à me dire que la vie oui n'était qu'une putain.
Ami , regarde moi j'ai le coeur qui renverse la mémoire de ses yeux qui me
colle à la peau , et dans les bars du port je cherche magie noire pour
délivrer mon corps du sort qu'on m'a jeté. Et le sourire des hommes non ,
ne me fait plus rien , et je commence à croire que les femmes qui ont pris d'autres femmes pour amour ont réglé la question , après tout dis-moi
qu'est ce qu'ils ont de plus que nous ? Si ce n'est cette force qui fait qu'ils
vous oublient , cette horreur au fond d'eux ou à ce monstre qui crie , quand
ils vous font l'amour tu sais qu'ils n'oublient pas qu'il n'y a qu'à la nature
qu'ils ne tiennent parole. À toutes celles dans leur bras qui sont faites
prisonnières , j'ai l'âme solidaire et puis ma sympathie , à ces folles qui
comme moi ne finiront pas la nuit , je vous le dis putain , putain vous
m'aurez plus. Que je meurs à l'instant si l'envie me reprend de remettre
ma tête dans la gueule du serpent , de me laisser encore crucifier le coeur
pour un joli sourire au parfum de leurs fleurs. Marguerite ou Tulipe , et de
rose à Lila. Tu sais l'ami pour moi ils ont tous ici bas , quand ils vous
montrent le ciel , qu'ils vous disent qu'ils vous aiment , ils ont tous pour moi l'odeur des chrysanthèmes. Adieu les gentils ; adieu les j'en pleure. Adieu
les maudits qui ont pris ma lueur , qui ont jeté dans le noir mes yeux et puis
les tiens contre le chant du cygne et les beautés ... Qu'ils crèvent tous !
J'en peux plus de ces jeux qui nous tuent. J'en ai marre de ce coeur mon Dieu , qui ne bat plus , et qui toujours s'incline au pied de faux hommes , qui nous mènent à la cime , qui nous traînent à la tombe.




Damien Saez.





Je sais, que ce qui ne tue pas nous rends plus fort .
Mais moi, moi je suis déjà morte...

# Posté le jeudi 11 septembre 2008 11:49

Modifié le mercredi 23 septembre 2009 02:25

Parlez-moi de vous. Je veux de la lecture.

Parlez-moi de vous. Je veux de la lecture.




Je ne veux pas qu'elle parte. Ces mots qui ne veulent rien dire. Une poussière d'étoiles sur son plafond. Je ne veux pas qu'elle parte. Sept mots qui ne vont rien changer. Elle part demain ou c'est plutôt moi qui ne reviendrais pas. Un départ qui va me déchirer le bide. Le coeur à vif. La cavité cardiaque à l'agonie, à la merci des charognards. Bouffe moi le coeur s'il te plaît, que je ne puisse plus rien ressentir. Ce manque qu'elle va laisser. Une drogue. Ma drogue. Sinoune...

Junie S.

# Posté le jeudi 04 septembre 2008 07:50

Modifié le mercredi 23 septembre 2009 02:25